A Paris, la droite se serait trouvé un chef. C'est ce qu'entend démontrer Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP à Paris. Prenant de vitesse ses alliés centristes et sa rivale PS, Anne Hidalgo, elle a convoqué la presse en urgence, hier, un mois plus tôt que prévu, pour présenter ses «chefs de file» dans les 20 arrondissements. «Des chefs de file faute de têtes de liste, c'est gaguesque, ironisait hier l'entourage de Hidalgo. En voulant aller trop vite, NKM met le feu, avec des dissidences dans le XIVe, le XVe et d'autres qui s'annoncent dans le Ve, le VIIe.»
En tranchant sans attendre, NKM espère asseoir son autorité sur l'UMP Paris, un panier de crabes où l'on s'entretue sans relâche depuis près de vingt ans. Neuf hommes et onze femmes - dont sept de moins de 40 ans - ont été désignés. Certains devront céder leur place quand seront achevées entre droite et centre les laborieuses négociations en vue de listes d'union. Mais pour NKM, l'essentiel était de montrer qu'elle ne craignait pas les dissidences dans son propre camp, y compris dans le XIVe où elle se présente. Dans le Ve, la chef de file sera Florence Berthout, quoi qu'en dise Dominique Tiberi, qui revendique toujours la succession de son père. Le maire sortant du VIIIe, François Lebel, auteur de saillies homophobes, a accepté de passer la main. Et si un fragile équilibre entre copéistes et fillonistes était trouv




