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Libération
EDITORIAL

Antidotes

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Publié le 13/10/2013 à 21h56

Le FN est devenu une obsession nationale. Qui divise à droite et affole à gauche. Amplifiée par les sondages, dénoncée aussi bien par Jean-Luc Mélenchon que par Daniel Schneidermann dans nos pages aujourd’hui. Certes, Brignoles n’annonce pas un hiver fasciste, et les meilleurs experts électoraux ne pronostiquent pas un raz-de-marée en villes pour le parti de la dynastie Le Pen.

Il reste que le résultat de la cantonale du Var, venant après autant d’échecs à gauche à toutes les partielles depuis l’élection de François Hollande, a de quoi inquiéter. La gauche au pouvoir ne mobilise plus.

Le gouvernement semble avoir organisé un partage des tâches. Au Président la gestion de l’économie et la promesse de résultats, à son ministre de l’Intérieur un discours sous influence sur les Roms, les immigrés ou la sécurité.

A droite, la façade morale qui refusait tout compromis avec l’extrême droite a sombré avec la crise et les échecs électoraux.

En attendant, le poison FN contamine tout un pays et toute sa politique. Les équivoques sont contre-productives. Il est fallacieux de dire que «l'extrême droite, ce sont de fausses réponses à de vraies questions».

Sous couvert de priorité nationale, le parti d’extrême droite, que ce soit au nom du père ou de la fille, défend des thèses racistes. Son programme économique est imprécatoire et inepte.

La gauche doit se battre sur ses valeurs, citoyennes, inclusives, européennes. Sans avoir honte de ce qu’elle est ou de ce qu’elle devrait être.

Ses i

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