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Elections : démobilisation générale à gauche

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Spectatrice de la victoire du Front national à Brignoles, la majorité peine à attirer et convaincre.

Second tour de la cantonale partielle, à Brignoles le 13 octobre. (Photo Franck Pennant. AFP)
Publié le 13/10/2013 à 21h56

C'était l'automne dernier. Six mois pile après leur arrivée à la tête de l'Etat, François Hollande et Jean-Marc Ayrault dégainaient leur «choc de compétitivité», dans l'espoir de relancer l'emploi et la croissance. Inscrivant dans le premier budget du quinquennat un virage fiscal en faveur des entreprises. Sans mesure emblématique «de gauche» à se mettre sous la dent, les parlementaires courbaient déjà l'échine. Sur le terrain, «on essaie de trouver l'antidote au doute», résumait alors le député (PS) de la Nièvre Christian Paul. Après un an et 8 élections partielles (sur 38) où elle s'est fait sortir dès le premier tour, sous un effet croisé - désertion de son électorat et ultramobilisation du Front national -, la gauche cherche toujours. «Il y a un désarroi du peuple de gauche parce qu'il n'y a aucun repère, analyse un poids lourd de la majorité. Depuis son premier jour à l'Elysée, François Hollande a le regard fixé sur 2017. D'où une ligne politique réelle mais non assumée, parce qu'il lui faut tenir les deux bouts de la gauche. Il ne doit pas désespérer Billancourt parce qu'il aura encore besoin de Billancourt.»

Remparts. Ces critiques sur sa ligne économique, le chef de l'Etat les balaie. Autant que les plaidoyers pour une autre politique, qui (re)montent sur sa gauche pour ériger des remparts contre le FN et l'abstention. «Ceux qui pensent qu'une seule mesure pourrait changer le regard des gens

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