Les organisateurs de la primaire socialiste marseillaise n'avaient qu'une crainte avant le premier tour hier : que la mobilisation ne soit pas au rendez-vous. A l'arrivée, près de 18 000 votants, soit moins que pour la présidentielle (27 000), mais plus qu'espéré compte tenu de la désaffection générale et des particularités locales - mises en examen d'élus, placement sous tutelle de la fédération, présence de six candidats… Ce succès populaire semble même très populaire, puisque les cités se sont particulièrement mobilisées, notamment dans les quartiers Nord. Du coup, certains candidats soupçonnent Samia Ghali, sénatrice et maire des XVe et XVIe arrondissements, d'être allée chercher l'électeur à domicile. Et des incidents dans un bureau du XVe faisaient craindre, hier soir, contestations et recours.
Dès le matin très tôt, il y avait foule devant les bureaux des quartiers Nord. «C'est normal ici, glisse un conseiller municipal. Traditionnellement, les candidats envoient tous les électeurs que l'on peut mobiliser très tôt. Ensuite, ça va se calmer dans la journée, il n'y aura plus que les électeurs qui viennent d'eux-mêmes.» Des représentants des candidats issus des quartiers Nord accueillent le public à l'entrée. Les votants viennent les saluer, se montrer, que l'on se souvienne qu'ils étaient là pour soutenir… Des minibus font la navette, rabattent vers les bureaux de vote des habitants de quelques cités avoisinantes. C'est




