On avait emprunté plus d’une fois le chemin vers ce cabinet d’avocats, au 100 rue de l’Université, pour espérer, souvent en vain, décrocher une confidence ou une information de l’ancien maître des lieux, Olivier Metzner. Cette fois, la tâche était très différente, mais pas forcément plus simple : lutter contre des a priori. Car l’un des nouveaux patrons du «100» s’appelle Antonin Lévy, 33 ans, «fils de» (Bernard-Henri). Cet avocat spécialisé dans le pénal des affaires a suivi la voie royale pour défendre, et donc peut-être frayer avec, le Bottin mondain et le CAC 40, gagner très bien sa vie et n’avoir que cet objectif. Il aurait hérité d’un tel capital social qu’il en serait devenu arrogant, pas forcément compétent. Tous ces préjugés se sont révélés faux. Autant lever le voile d’emblée : l’homme est discret, et même secret sur toute ce qui touche à son patronyme, une sorte d’«anti BHL» pour faire (trop) court. Mais pour être tout à fait honnête ce n’est pas seulement par le 100 rue de l’Université qu’on souhaitait aborder l’élégant trentenaire, mais aussi par le 28 bis rue de Bourgogne, où une autre partie de la vie du jeune avocat a pris racine. Il y a fondé, en 2007, l’association Pierre Claver, qui aide des demandeurs d’asile à s’intégrer en France avant l’examen de leur requête. C’est peu de dire que la plupart des avocats ayant leur bureau à Saint-Germain-des-Prés se soucient assez peu de cette catégorie de justiciables.
Lévy n'a que 26 ans lorsqu'il commence à travaille




