Les mêmes et on recommence ? «Comme en 2001 et en 2008», le PS et Le PCF partent unis au premier tour des élections parisiennes, et Anne Hidalgo s'en dit «réjouie». La stratégie, décidée au sommet du PCF mais loin de faire l'unanimité au parti, a été validée samedi soir par 57% des militants communistes parisiens. La chef de file des socialistes a payé cher cette union, en accordant aux communistes 13 conseillers de Paris (contre 8 actuellement) et 32 conseillers d'arrondissement, mais c'est le prix pour afficher une «dynamique d'union et de rassemblement», avec une équipe vraiment à gauche : un argument de poids dans le contexte national plombé par l'impopularité de l'exécutif.
Devant un mur de micros et de caméras, la candidate PS a posé hier aux côtés de ses partenaires. Les objectifs étaient surtout fixés sur Ian Brossat, le chef de file des communistes parisiens, affûté dans un costume copié sur ceux du maire de Paris. Pour Brossat, propulsé porte-parole de campagne d'Hidalgo, l'union est la recette pour «ne pas laisser à la droite le luxe de faire main basse sur Paris». A couteaux tirés avec les élus parisiens du Parti de gauche (PG), qui feront cavaliers seuls au premier tour, Brossat continue de se présenter comme «le responsable du Front de gauche à Paris». Pour lui, s'allier au PS, «qui fait une vraie politique de gauche à Paris depuis 2001», n'est pas un accroc au contrat : «Le Front de gauche repartira uni




