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Libération

Un Waterloo médiatique

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Publié le 30/10/2013 à 18h26

Les Français sont furieux, les médias sont féroces, les sondages sont tragiques : François Hollande, le gouvernement et la majorité affrontent une tempête politique qui menace de tourner à l’ouragan. Elle tient d’abord, cela va de soi, à la situation économique et sociale qui stagne dans les abysses. Elle frôle de plus en plus la crise de nerfs, voire les jacqueries régionales, sous la grêle fiscale qui l’accable dans un désordre surréaliste. Elle aigrit les esprits et, comme toujours dans ces tumultes, se met à rechercher des boucs émissaires du côté de l’Europe ou des immigrés. Elle pâtit lourdement des soubresauts constants d’une machine politique bizarrement déréglée, comme si le duumvirat Hollande - Ayrault avait perdu toute autorité, comme si les ministres avaient oublié toute solidarité, comme si caciques et alliés avaient enterré toute loyauté. Plus qu’un malaise, on trouve là les symptômes d’une crise politique.

S’y ajoute cependant un facteur spécifique, inhabituel, inattendu qui constitue de toute évidence un gros handicap supplémentaire : la communication officielle apparaît si anarchique, si brouillonne, si constamment contradictoire, si manifestement emprunte d’amateurisme qu’elle caricature quotidiennement une situation déjà périlleuse.

Bien sûr, elle ne fait qu’ajouter une forme défaillante à un fond anxiogène mais cette apparence-là devient si désastreuse qu’elle complique encore un climat trop houleux. A l’heure de Hollande, la communication officielle débouc

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