«Aujourd'hui, la France est totalement ankylosée, scotchée, immobilisée.» Qui est l'auteur de cette charge ? Gérard Collomb, le sénateur-maire PS de Lyon, candidat à sa propre succession aux municipales de 2014. Qui vise-t-il ainsi ? L'édile n'a pas été plus explicite, mais les oreilles du chef de l'Etat et du Premier ministre ont dû siffler.
Ce vendredi, le maire de Lyon a réuni pour la troisième fois, en marge des Journées de l'économie organisées chaque année dans sa ville, le think tank qu'il a créé avec l'économiste Philippe Aghion. Baptisé Des idées d'avance, ce cercle réunit une vingtaine d'économistes et de parlementaires. «On essaie de faire un panorama d'ensemble» de la situation économique, et de «redonner une vision de moyen terme qui puisse se décliner en quelques propositions de court terme […] On essaie de dire "voilà ce qu'il faudrait faire", d'indiquer un chemin», explique Collomb.
Et il y a urgence puisque, selon lui, le chef de l'Etat «est en grande difficulté» et la France est «en train, petit à petit, de perdre sa compétitivité et régresse dans le monde». «Pour ne pas se laisser enkyster et paralyser […], le mieux est d'essayer d'aller de l'avant», poursuit le maire de Lyon.
A l'issue de la réunion, Gérard Collomb s'est déclaré en faveur d'une «dévaluation fiscale» (1) ce qui permettrait de donner «plus d'oxygène aux entreprises», et d'une




