«[Cette écotaxe], elle n’est pas acceptable après 55 milliards d’impôts nouveaux en dix-huit mois.»
Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, le 6 novembre sur LCP.
INTOX. C'est l'intox en vogue à l'UMP, qui en a même fait un tract : «50 milliards d'impôts, trop c'est trop !» Depuis un mois, le chiffre est déroulé, comme un blanc-seing à la fronde des «bonnets rouges» : de Jean-François Copé à Xavier Bertrand en passant par Nadine Morano, toute la droite s'y est mise. Il y a la version du président de l'UMP, Jean-François Copé, le 29 octobre sur RTL : «Cette écotaxe […] vient s'ajouter à quelque chose comme 55 milliards d'euros d'augmentations d'impôts en deux ans. Ça fera ça à la fin de 2014.» Et puis il y a celle de Christian Jacob, le 6 novembre sur LCP : «[Cette écotaxe], elle n'est pas acceptable après 55 milliards d'impôts nouveaux en dix-huit mois.»
DESINTOX. Haro sur l'impôt, encore et toujours. Cet été, Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie, avait mis un nom sur une impression diffuse, au point, peut-être, de lui donner corps : le «ras-le-bol fiscal». Voilà que l'UMP lui accole un montant. Ces 50 milliards d'euros - l'inflation à 55 reste un mystère -, l'ancien parti majoritaire les obtient selon une addition a priori simple, celle des «impôts nouveaux» compris par la loi de finance rectificative adoptée par la gauche en 2012, puis les lois de finances 2013 et 2014. Autrement dit, c'est le montant estimé de la hausse effective fin 2014 - Jean-François Copé es




