Attention, sujet crado. Et passionnel… Alors décollons vite le nez du remugle des poubelles débordantes, des pisseurs de rue décomplexés et des rats crevés que l'on croise parfois dans les rues de Montpellier. D'abord, un constat partagé par la population et la plupart des responsables : la capitale du Languedoc-Roussillon a l'apparence d'une ville sale. «Mais la saleté, c'est comme la sécurité : il y a un sentiment qui ne correspond pas toujours à la réalité», nuance Serge Fleurence, premier adjoint au maire, en charge de la propreté.
Dans nombre de villes, le sujet n'est plus un enjeu. Elles coordonnent parfaitement la collecte des ordures et le nettoiement de l'espace public pour se concentrer sur la réduction des déchets et le recyclage. «Cette révolution de la propreté, il n'y a aucune raison que nous ne parvenions pas à la mettre en œuvre», affirme Jean-Pierre Moure, candidat PS à la mairie et actuel président de l'agglomération. Comme d'autres postulants, il envisage la refonte d'un système qui dilue les responsabilités et est incompréhensible pour les citoyens.
A ce jour, deux collectivités distinctes - certes PS mais qui se toisent sur à peu près tous les sujets - sont compétentes. L'agglomération effectue la collecte et le traitement des déchets sur 31 communes, dont Montpellier. Budget annuel : 70 millions d'euros. De son côté, la ville est responsable du nettoiement des rues, de l'affichage sauvage et des tags. Elle y injecte près de 20 millions.




