Alain Carignon a gagné. La commission d’investiture de l’UMP l’a placé en neuvième position de sa liste pour les élections municipales à Grenoble (Isère). Pour cet ancien maire de la capitale des Alpes, condamné en 1996 pour corruption, c'est une victoire. Même si la droite ne remporte pas le scrutin, il siègera au conseil municipal.
Début octobre, cette même commission l'avait placé en troisième position. Mais Matthieu Chamussy, conseiller municipal, et tête de liste UMP, avait décidé unilatéralement de le rétrograder en quinzième position. «Le calcul d'Alain Carignon est d'être conseiller municipal et de retrouver ainsi un mandat électif afin de pouvoir se présenter aux élections régionales. Or, je refuse d'être son porteur d'eau. Je ne veux pas donner aux Grenoblois le sentiment que je suis un candidat sous tutelle», avait alors expliqué Matthieu Chamussy à Libération.
Ce soir, Alain Carignon se retrouve en position éligible, mais Matthieu Chamussy a changé de discours. «L'union est un message très important, de même que le rassemblement de toutes celles et ceux qui aspirent au changement à Grenoble», explique-t-il, affirmant avoir «gagné la liberté de construire cette liste» selon sa «vision d'une équipe expérimentée et renouvelée».
Fervent soutien d'Alain Carignon, Jean-Claude Peyrin, le président de la fédé UMP de l'Isère, voit pour sa part dans cette liste «une étape nécessaire à la préparation de l'alternance dont les Gre




