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analyse

A Paris, NKM perdue dans sa campagne

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Maladresses, trahisons, dissidences des barons, la candidate voit les embûches se multiplier.

Nathalie Kosciusko-Morizet, en février. (Photo Marc Chaumeil. Divergence)
Publié le 02/12/2013 à 22h46

En politique, cela s'appelle une «mauvaise séquence». Le moment où une campagne vacille, où tout se met à partir en vrille. Au comité politique de campagne, personne n'a évoqué directement la question devant Nathalie Kosciusko-Morizet, qui faisait hier sa rentrée après cinq jours passés au chevet de son père victime d'un sérieux AVC. «C'est difficile pour elle, à titre personnel, on s'est tous montrés affectueux et constructifs», raconte Jérôme Peyrat, son conseiller politique.

Le trou d'air dans la campagne est pourtant dans toutes les têtes. Un proche rembobine la séquence : «L'affaire Ecomouv, tombée le jour de l'annonce de son programme. La dissidence du fils Tiberi dans le Ve arrondissement, la guerre Lellouche-Beigbeder pour la deuxième place dans le VIIIe. L'ancienne chiraquienne Dominique Versini qui rejoint Hidalgo. Et surtout la sortie de Nathalie sur "le métro, lieu de charme", qui a fait très mal…» En quelques semaines, la pétulante polytechnicienne s'est retrouvée caricaturée en blonde évaporée et allumée. Sur Canal+, sa guignolesque marionnette, «Princesse NKM, la candidate du peuple», visite le périph, «dans une légère brume, la féerie des embouteillages…» Les internautes, invités depuis hier à voter pour son affiche de campagne, pastichent ses photos : «Pour un service de bus après 21 heures, pour un ticket de bus à 4 euros, pour d'inoubliables instants de grâce sur la ligne 13, je vote NKM.» D

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