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EDITORIAL

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Publié le 02/12/2013 à 22h46

Le classement de Transparency International n’est au fond qu’une sombre confirmation. La confiance des Français en la moralité de leurs élus s’est perdue au fil des scandales financiers, de l’opacité entretenue sur les grandes décisions publiques et de l’entrave régulière au fonctionnement de la justice. La litanie des affaires sous Mitterrand, Chirac et Sarkozy, a eu un effet dévastateur entretenant le «tous pourris» d’une classe politique qui, depuis trente ans, n’a jamais réussi à imposer la moralisation de son fonctionnement. Et si Lionel Jospin, en son temps, avait su créer un peu de transparence et donner à la justice les moyens d’accomplir sa mission, sa défaite électorale sonnait le glas de sa détermination vertueuse. C’est cette même volonté que François Hollande entend aujourd’hui imposer. Ses premières décisions, prises au lendemain de l’indigne mensonge de Jérôme Cahuzac, dessinent un chemin qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait voulu emprunter. Mais elles ne suffiront pas à restaurer la confiance. La transparence sur les marchés publics doit encore être renforcée ; l’incompatibilité entre un mandat parlementaire et certains métiers mérite d’être réexaminée. Le pouvoir doit aussi avoir le courage de couper le lien entre le parquet et le pouvoir politique. Mais rien ne se fera sans la volonté de la majorité et de la classe politique tout entière. Plutôt que les réticences suspectes de Claude Bartolone ou Jean-François Copé, la moralisation de la vie publique impos

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