AParis, la droite et le centre-droit mangent désormais à la même table. Leurs chefs de file respectifs avaient convoqué les caméras jeudi soir dans un restaurant du XIVe arrondissement, Il Gato Nero. Un «chat noir» pour une fois de bon augure, puisqu'après d'ultimes négociations, l'UMP Nathalie Kosciusko-Morizet a fini par conclure un accord avec le Modem de François Bayrou et l'UDI de Jean-Louis Borloo, rassemblés depuis peu au sein de l'Alternative. «C'est quasiment historique. Depuis Chirac, le centre ne s'était plus allié avec le RPR, je veux dire l'UMP», plaisante un proche de Borloo, pas mécontent de son lapsus.
Cet accord parisien marque bien, en tout cas, le basculement d'un Modem jusque-là tenant d'un centre indépendant au centre-droit. Ce que revendique son numéro 2, Marielle de Sarnez. «J'ai tout fait pour aider à la reconstruction du centre sur Paris et pour cette alliance avec la droite. C'est ça, le plus important. Pas de savoir où je vais aller pour être élue. Je serai élue», ajoute-t-elle devant un plat de charcuterie avec, à ses côtés, NKM et une partie des équipes des deux formations. «Ce n'est pas un mariage à trois, mais à deux», précise NKM. L'union n'est plus un combat, mais un dîner entre bonnes copines. Les deux têtes d'affiche parisiennes jouent à tu et à toi. De Sarnez, d'habitude candidate dans le XIVe, où elle est créditée de bons scores, joue aux devinettes sur son futur point de chute : «Je ne




