Menu
Libération
droit de suite

Hommage à Mandela : Hollande et Sarkozy, à chacun son coucou

Réservé aux abonnés

Falcon présidentiel, en mars 2011. (Photo AFP)
Publié le 09/12/2013 à 21h16, mis à jour le 10/12/2013 à 9h08

La mort de Nelson Mandela aura produit un petit exploit microcosmique à l'échelle de la vie politique française : un président en fonction (François Hollande) embarquant dans sa délégation un ex-président, pas totalement à la retraite (Nicolas Sarkozy). A un moment, on a même cru au miracle : Sarkozy et Hollande voyageant dans le même avion, l'A330 présidentiel. Le fameux «Air Sarko One», celui-là même que la gauche avait en son temps fustigé comme le symbole de l'hyperprésidence sarkozyste. C'eût été cocasse. Finalement, chacun partira dans un petit jet (un Falcon). Pour des raisons «pratiques, techniques et économiques», assure l'Elysée. Où l'on précise que «faire voler deux petits avions coûte environ trois fois moins cher que faire voler un gros». Mais promis, les deux appareils atterriront «en même temps». Et les deux hommes feront partie de la même délégation, réduite à sa plus simple expression.

Il a tout de même fallu presque deux jours pour caler ce prodige institutionnel. Samedi, le secrétaire général de l’Elysée, Pierre-René Lemas, appelle le chef de cabinet de Sarkozy pour lui faire fart de l’invitation de Hollande à l’accompagner aux cérémonies d’hommage à Mandela. Aussitôt est décidé de faire revenir plus tôt que prévu l’A330 présidentiel, qu’avait emprunté Jean-Marc Ayrault pour sa tournée en Chine.

«Toutes les options étaient sur la table, y compris celle de faire voyager les deux présidents ensemble», confie un collaborateur

Dans la même rubrique