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L’année prochaine si tout va bien : le pari hollandais

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Publié le 23/12/2013 à 21h36

C'est entendu, 2013 fut une année pourrie pour l'exécutif en général et François Hollande en particulier : Cahuzac, Léonarda, le ras-le-bol fiscal, des sondages au plus bas… Et surtout peu ou pas de résultats visibles d'une politique économique, très critiquée à droite et peu soutenue à gauche. 2014 sera-t-elle d'un autre tonneau ? Lundi matin, à l'occasion du dernier Conseil des ministres de l'année, le chef de l'Etat a annoncé que «deux exigences» attendaient le gouvernement l'an prochain, «celle de faire reculer durablement le chômage» et «celle de renouer durablement avec la croissance». La fin d'année a en effet montré un petit mieux. Une petite croissance (+0,4%) devrait souffler au quatrième trimestre et le chômage a reculé en octobre pour la première fois depuis le début du quinquennat. «Cette fin 2013 augure d'une année 2014 où les conditions d'un retour de la confiance seront bien là», a prédit David Assouline, le porte-parole du PS.

A priori, donc, on s'oriente vers un léger mieux. En matière de croissance d'abord. Après un maigrichon 0,2% cette année, on devrait sans trop de difficulté atteindre l'an prochain la barre de 0,9% de croissance que s'est fixée le gouvernement. Problème : c'est encore trop peu pour compenser les entrants sur le marché du travail et faire reculer «durablement» le chômage. D'ailleurs, Hollande l'a reconnu vendredià Bruxelles : «Quand la reprise est poussive, il faut la pousser.»

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