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Libération

A Grenoble, «un projet» contre le bilan de l’équipe sortante

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EE-LV et PG espèrent passer devant le PS au premier tour.

ParCatherine Coroller
correspondante à Lyon
Publié le 06/01/2014 à 21h36

«Aujourd'hui, l'attention se porte plutôt sur la bascule des villes de gauche à droite ou de droite à gauche. Mais, à Grenoble, on offre la possibilité d'une autre forme d'alternance.» Tête de liste d'un vaste rassemblement comprenant Europe Ecologie-les Verts, le Parti de gauche, Ades (association écolo historique locale) et un pôle citoyen, l'écologiste Eric Piolle se veut optimiste. Qu'EE-LV aille à la bataille sans le PS, qui gère la ville depuis 1995, n'est pas une première à Grenoble : «Nous sommes en autonomie et dans l'opposition depuis 1983», rappelle Piolle. Que le PCF ait préféré s'allier au PS plutôt que de rejoindre ce rassemblement à la gauche des socialistes n'en est pas une non plus : «C'est comme ça depuis toujours à Grenoble», tacle la tête de liste. Mais, au PG, on rêve de faire la démonstration qu'il est possible pour cette «autre gauche» de passer devant le PS dans une grande ville.

Sur le fond, EE-LV et le Parti de gauche admettent qu'ils ne sont pas d'accord sur tout. «Ce qui compte, ce sont les contenus. Et au plan programmatique, nous avons trouvé des accords», assure Elisa Martin, responsable locale du PG. «On a réussi à faire émerger un projet reposant sur une analyse commune du bilan de l'équipe sortante et des choses à faire», confirme Piolle. Pour le second tour, Europe Ecologie-les Verts et le Parti de gauche se disent prêts à faire liste commune avec les socialistes, si leur liste arrive en

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