Diviser pour mieux gagner, c’est l’étrange credo de Charles Beigbeder. A moins de trois mois du premier tour des municipales, l’homme d’affaires se lance dans la mêlée parisienne. D’égal à égale avec Nathalie Kosciusko-Morizet. Il promet des listes dissidentes de droite dans la plupart des arrondissements, sous l’étiquette annoncée ce matin de «Paris libéré».
«Problème d'ego» de celui qui n' a pas été retenu dans le VIIIe, comme le dénonce NKM ? «Je n'en suis plus là et j'arrête de taper sur Nathalie», répond Charles Beigbeder. Son ambition est de sauver - apparemment contre son gré - la candidate UMP d'une inéluctable débâcle. «Je vais ouvrir l'offre politique à droite, justifie ce centralien, ex-candidat à la présidence du Medef. Les Parisiens déçus par NKM, qui se préparent à s'abstenir ou voter extrême vont se tourner vers nous.»
Au second tour, «Nathalie nous remerciera pour le réservoir de voix», poursuit Géraldine Poirault-Gauvin, candidate Paris libéré dans le XVe. Conseillère de Paris sortante et victime collatérale des difficultés de NKM à s'imposer dans la capitale, Géraldine Poirault-Gauvin juge que la candidate, «prisonnière des barons depuis la primaire», n'a «plus aucune autorité». La laborieuse union UMP-UDI-Modem, établie à grands frais pour NKM, en serait l'illustration : «La stratégie unioniste ne fonctionne pas», juge Beigbeder sur la foi des sondages : la droite p




