On sourit plus souvent, dans l'équipe d'Anne Hidalgo : «Le risque de décrochage est derrière nous, confie un proche, soulagé. Au printemps, on a tous tremblé quand la machine de guerre Kosciusko-Morizet a débarqué. Qui plus est, dans le pire contexte national qu'on pouvait imaginer.» La candidate PS, qui présentait ses vœux à la presse hier, raconte à son tour : «On se demandait à chaque instant quand la gauche parisienne allait dévisser à son tour.»
Neuf mois plus tard, c'est «en face» qu'on glisse. Dernière épine pour NKM, le ralliement de Thierry Couvert, le vice-président du groupe UMP, à la candidate socialiste. Hier, cet énarque a confié au Monde qu'il ne se retrouve pas dans la campagne «loufoque» de la droite. Il préfère abandonner son mandat dans le XVIIe et apporter un soutien désintéressé à Anne Hidalgo, dont il apprécie «la vision». Pour Bruno Julliard, porte-parole d'Anne Hidalgo, ce changement de pied a valeur de symbole : «La droite humaniste ne se reconnaît pas en NKM, qui n'a pas réussi le grand écart qu'elle espérait : rassembler droite traditionnelle et droite plus progressiste.» Selon un autre proche de la candidate socialiste, NKM a commencé à perdre dès son atterrissage à Paris : «Elle voulait rafler une partie de l'électorat bobo-centriste de gauche, dans une guerre éclair où elle espérait nous passer devant. Mais rien n'a marché pour elle. Les sonda




