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tribune

La crise ne condamne pas le progrès social

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ParChristian Paul
Député PS de la Nièvre
Jean-Christophe Cambadelis
Député socialiste
Claude ROIRON
Laurence Rossignol
secrétaire national du Parti socialiste.
Jean-Marc Germain
Parlementaires et dirigeants du PS
Publié le 09/01/2014 à 20h26

Dans les tempêtes économiques que traverse l’Europe, nul ne saurait trouver une issue heureuse en solitaire. La France subit de longue date un chômage de masse, une capacité industrielle amoindrie, et une compétitivité battue en brèche dans de nombreux secteurs. Nombre d’entreprises investissent peu, et se préoccupent du court terme. La rente supplante l’innovation. La panne du dialogue social pendant une décennie a miné la cohésion nationale. Les déficits et la dette ont affaibli la puissance publique et ses capacités d’action. Le retour à un meilleur investissement, privé comme public, figure au premier rang des urgences. La France doit dépenser mieux pour investir plus, créer plus de valeur et retrouver le sens de la justice.

Dans ce moment précis, les entreprises ne se sauveront pas sans leurs salariés, les salariés ne seront pas en sécurité sans la prospérité retrouvée de leurs entreprises. Notre société n’est pas viable sans entreprises innovantes et sans un mouvement social fort. La modernisation du pays est le préalable pour lui rendre son rang, avec un modèle efficace, juste et écologique. Notre obsession : faire baisser le chômage qui ruine le lien social.

Le redressement de la France exige un nouveau compromis. Le gouvernement s’y est attelé dès l’été 2012, en relançant le dialogue social : il a été impulsé par deux grandes conférences sociales, des consultations systématiques, et des accords structurants. Le levier fiscal a aussi commencé à être actionné, en rappro

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