Faire comme si de rien n’était. Comme si un magazine people n’avait pas révélé, vendredi matin, que le chef de l’Etat entretenait une relation présumée avec l’actrice Julie Gayet. Comme si Valérie Trierweiler n’avait pas été hospitalisée depuis pour quelques jours de repos. Comme si tout était clair sur l’identité du propriétaire de l’appartement qui aurait pu servir de garçonnière. Faire comme si jusqu’au bout…
Hier à l'Elysée, François Hollande, entouré de ses principaux collaborateurs, travaillait à la préparation de la troisième conférence de presse de son quinquennat, demain. Dans l'entourage du chef de l'Etat, on aimerait pouvoir dire «comme d'habitude». Mais ce ne sera pas possible. Car l'«affaire» sera évidemment évoquée par un ou plusieurs journalistes. Mais, à coup sûr, immédiatement refermée par le chef de l'Etat. Hollande a suffisamment critiqué le mélange des genres privé-public sous l'ère Sarkozy, pour risquer de se faire embarquer dans des explications forcément houleuses. «C'est une affaire qui relève de l'intime et qui doit y rester», plaide un proche. Fidèle du président de la République, Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture, a donné le ton hier sur RTL : «L'objectif de la conférence de presse, c'est de parler de la France, de la croissance, du chômage, de l'investissement, elle n'a pas pour objectif de parler de ce qui a pu être publié dans un magazine.» Une position qui devient plus difficilement tenable avec l'hospital




