En matière de First Lady aussi, les Etats-Unis font référence : à peine débarrassée de la Couronne britannique, la démocratie américaine a vite ressenti le besoin de développer sa propre cour et inventé ce rôle de première dame. Le terme est apparu au milieu du XIXe siècle pour s'appliquer, rétroactivement, à la toute première First Lady, Martha Washington. Depuis une trentaine d'années (la première apparition du terme est datée de 1983), la «First Lady of the United States» a aussi son acronyme : Flotus.
Même aux Etats-Unis, le statut de la première dame reste encore assez flou et varie selon la personnalité de la titulaire. Flotus n’est pas rémunérée mais son hébergement, ses transports ou sa sécurité sont pris en charge par l’Etat fédéral. Elle dispose de sa propre équipe de collaborateurs, qui s’est progressivement étoffée. Au début des années 60, Jackie Kennedy fut la première à embaucher un attaché de presse. Vingt ans plus tard, Rosalynn Carter a institué la fonction de directeur de cabinet. A ce jour, Michelle Obama compte une vingtaine de collaborateurs.
Le tout premier rôle de la First Lady reste celui d’«hôtesse» en chef, veillant sur les petits fours et les décorations florales de la Maison Blanche. Souvent frustrées par ce carcan, les épouses de présidents y ont vite ajouté une dimension sociale ou caritative. Martha Washington, déjà, était connue pour son engagement auprès des vétérans de la guerre d’indépendance. Michelle Obama se consacre aux famille




