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Première dame, statut aux pieds d’argile

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Valérie Trierweiler, qui refusait initialement de se cantonner à un rôle traditionnel de représentation, a dû se faire plus discrète après des débuts très politiques.

Valerie Trierweiler, le 3 septembre. (Photo Philippe Wojazer. Reuters)
Publié le 13/01/2014 à 21h16

Secours populaire de Brive-la-Gaillarde, Corrèze, le 21 décembre. Celle qui ne voulait pas être «une potiche» pose pour le photographe officiel de l'Elysée, un nourrisson déguisé en père Noël sur les bras. Un cliché pour le site de «la compagne du président de la République», qui consigne chacune de ses sorties. A Paris, en province, dans le monde, Valérie Trierweiler a embrassé des centaines d'enfants, souri à des milliers de femmes, first ladies, mères de familles normandes ou victimes de guerre. Dans ces «reportages» aux quatre coins de la planète, elle est sur toutes les photos.

Deux saisons d'arbres de Noël et de galettes des rois, déjà, depuis le 15 mai 2012. Ce jour-là, serrant la main légère de Carla Bruni, sur le perron du Château, Valérie Trierweiler s'était promis de ne pas devenir «une première dame», confite entre bonnes œuvres et inventaires de petites cuillers en argent. «Désuet», disait-elle.

Perfidie. Célibataire et working girl, cette journaliste de Paris Match passée de l'autre coté du miroir allait secouer la vieille tunique d'Yvonne, Claude, Anne-Aymone et les autres. Dans cette galerie de «femmes de», seule l'a inspirée Danièle Mitterrand, qui n'a jamais dormi à l'Elysée, ni mis sa langue dans sa poche. «Première dame, second rôle», disait celle qui n'a commis aucun impair protocolaire en quatorze ans tout en revendiquant ses ingérences h

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