«Gâchis, gabegie, matraquage fiscal, explosion de la dette…». Mercredi matin, dans un ancien restaurant de bouchers des Halles, l'ancien ventre de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet taille en pièces la gestion de la mairie de Paris par l'équipe Delanoë depuis 2001.
Entourée de Jean-François Legaret, qui fut l'adjoint aux finances de Jean Tiberi et de son nouvel allié de l'UDI Christian Saint-Etienne, la candidate UMP fustige la «pléthore» des salariés de l'Hôtel de ville. Les cabinets des 36 adjoints – «autant que de ministres dans le gouvernement Hollande» –, coûteraient chacun «500 000 euros» à la collectivité. Les fonctionnaires, passés de 40 305 en 2000 à 54 000 en 2012, auraient fait «exploser» la masse salariale. «Par Parisien, les charges de personnel se sont élevées, à 832 euros, contre 237 en moyenne nationale», dit celle qui dénonce aussi un «absentéisme record», dont elle évalue le coût à 200 millions d'euros par an.
«Gérer mieux le quotidien»
D'où une fiscalité «qui s'envole» : les impôts locaux atteignent, dit-elle, 909 euros par Parisien, contre 300 au niveau national et la taxe foncière serait en augmentation de 67%. Soit une hausse de la fiscalité de 40% sous les deux mandats socialistes. La dette, «de 1 444 euros actuellement contre 604 en moyenne nationale», devrait continuer à grimper, pour atteindre un montant «cinq fois plus qu'il y a douze ans» en 2015.
A grands maux, grands remèdes. NKM veut en terminer




