Ils n'étaient pas très nombreux, hier, à se bousculer pour tenter d'expliquer la miraculeuse équation économique énoncée par François Hollande lors de sa conférence de presse. Ni à Matignon, ni à l'Elysée, ni à Bercy. Mardi soir, la presse avait dû sortir en urgence ses calculettes pour mettre en chiffres ce qu'avait voulu dire le chef de l'Etat. Vingt-quatre heures plus tard, tout cela reste encore très brumeux et hypothétique. «C'est normal, justifie-on à Bercy, on est au début d'une concertation. Le rôle du Président, c'est de fixer les grands principes et les objectifs. Ensuite il y a une marge d'appréciation entre plusieurs scénarios.» Tentons d'y voir clair.
Enveloppe. Ce qui ne souffre aucune ambiguïté, c'est que Hollande a annoncé «la fin des cotisations familiales» payées par les entreprises. Premier flou : en fonction du périmètre que l'on fixe à ces cotisations, l'enveloppe représente entre 30 et 35 milliards d'euros. D'ailleurs, le chef de l'Etat utilisera les deux chiffres pendant sa conférence de presse, sans que l'on sache lequel retenir. Ce que tout le monde a compris, en revanche, c'est que le dispositif de 20 milliards d'euros du CICE (crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) ne devrait pas survivre à cette baisse de charge. Donc le vrai coup de pouce aux entreprises serait compris entre 10 et 15 milliards, financé exclusivement par une baisse de la dépense publique. Et Hollande d'anno




