Si la campagne de Nathalie Kosciusko-Morizet tourne au mélo dans le monde compliqué de la droite parisienne, elle est, politiquement, d'une simplicité extrême. Depuis des mois, la candidate UMP à la mairie de Paris bénéficie d'une exposition médiatique exceptionnelle ; et depuis des mois, elle en profite pour seriner les mêmes arguments, pour la plupart faux, avec un entêtement rare. A Désintox, nous avons déjà abordé la plupart de ces mensonges, les mêlant parfois à ceux de sa rivale socialiste, Anne Hidalgo : agents de sécurité, impôts, pollution, horaires des bus, sans oublier rechutes et approximations… Nous avons même consacré deux pages à l'ensemble des intox des deux candidates (lire Libération du 26 novembre). Rien n'y fait : partout où elle passe, NKM continue de débiter ses élucubrations, au point de faire passer Hidalgo, pourtant loin d'être irréprochable, pour un parangon de vérité. Mardi, sur Europe 1, elle a encore récité ses faux chiffres sur les impôts locaux, qui auraient crû de 40% depuis 2001, ou sur le «trop de fonctionnaires» embauchés dans la «suradministration». Et lorsque Jean-Pierre Elkabbach l'interrompt, constatant que NKM récite ses fiches plutôt que de répondre à sa question, celle-ci ose s'insurger : «Vous êtes en train de m'empêcher, de me couper, de m'interdire de parler des g
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NKM, la rechute permanente
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Publié le 16/01/2014 à 18h46
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