Jusqu'à très récemment, Gérard Collomb, le sénateur-maire de Lyon était farouchement opposé à l'interdiction du cumul des mandats. Selon lui, en effet, «l'expérience locale est extrêmement importante pour pouvoir faire la loi». D'après un calcul de l'Express, qui a épluché les activités de 1 573 élus, avec ses neuf mandats et fonctions, Collomb arriverait d'ailleurs en sixième position des élus les plus cumulards de France.
Et voilà que, ce mardi matin, à la veille du vote définitif à l'Assemblée sur le projet de loi interdisant le cumul entre mandat parlementaire et fonction exécutive locale, Gérard Collomb a mis de l'eau dans son intransigeance. A la question de son éventuelle nouvelle candidature aux prochaines sénatoriales, il a d'abord fait une réponse évasive : «c'est une question que je ne me pose pas aujourd'hui, je suis dans la construction de la métropole» lyonnaise.
Puis, interrogé sur son attitude si le texte interdisant le cumul des mandats était adopté, il a ajouté : «Je me plierai à la loi, ce que le législateur vote, s'il vote, je m'y plierai». Au passage, Gérard Collomb a toutefois lancé, histoire de montrer que le cumul a son utilité, que «si avec Michel Mercier (sénateur UDI et anci




