L'embryon de social-démocratie à la française a fatalement les défauts de sa jeunesse : jusqu'à ce qu'un accord soit signé et la loi définitivement votée, c'est le grand flou, pour ne pas dire le bordel. On pourrait dire qu'il en va ainsi de toute révolution culturelle. On pourrait ajouter que c'est incontournable à partir du moment où François Hollande s'est fixé comme objectif la signature d'un «grand compromis social, sans doute le plus grand qu'il ait été proposé depuis des décennies à notre pays». D'autant que dans le pacte de responsabilité, il y a tous les ingrédients de la politique économique des trois prochaines années réunis dans un seul paquet cadeau : la baisse du coût du travail, la réforme du financement de la protection sociale, le chantier de la simplification, la refonte de la fiscalité des entreprises et des ménages, la baisse de la dépense publique…
Mardi matin, dans la salle des fêtes de l’Elysée, à l’occasion des vœux aux acteurs de l’entreprise et de l’emploi, le chef de l’Etat devait préciser les contours de son pacte : son calendrier, son financement et surtout ses contreparties. Le moins que l’on puisse dire, c’est que personne n’y voit beaucoup plus clair après l’intervention présidentielle. Et pour couronner le tout, l’Elysée s’est offert mardi un joli cafouillis sur une éventuelle baisse des impôts des ménages dès 2015.
Signes. Dans la foulée de l'intervention de Hollande, l'Elysée a organisé, en fin d




