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Analyse

Manuel Valls, une cote en péril ?

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La popularité du ministre de l'Intérieur, invité ce soir de France 2, se dégrade depuis quelques semaines.

Manuel Valls le 31 janvier, à Paris. (Photo Fred Dufour. AFP)
Publié le 06/02/2014 à 12h46

Et si c’était le début de la fin? Et si la bulle de popularité de Manuel Valls était en train d’éclater? Place Beauvau, l’affaire est suivie avec une attention toute chirurgicale. Car depuis un mois, la cote d’amour du ministre de l’Intérieur se dégonfle. Fortement. Invité ce soir à l’émission de France 2 des Paroles et des actes, Valls a toujours veillé sur son capital de popularité comme Harpagon sur sa cassette. C’est sa principale légitimité politique. Sans troupes, sans résultats, il sait que son destin politique est aujourd’hui directement corrélé à ses courbes. Ce sont elles qui lui permettent d’assumer un vrai rapport de force avec François Hollande et Jean-Marc Ayrault. Intouchable, car populaire, le ministre de l’Intérieur pouvait jusqu’à présent se permettre de sortir de son champ ministériel, grâce à sa légitimité sondagière. Il est monté avec elle. Il plongera avec elle. D’où l’urgence.

«Qu’on ne puisse pas dire que je n’ai rien dit».

Depuis le milieu du mois de janvier, tous les sondeurs ont enregistré une nette dégradation de sa cote de popularité. Dans le Ipsos-Le Point du 13 janvier, il perd six points. Il reste toujours la personnalité politique préférée des Français, mais l'écart avec Alain Juppé s'est considérablement réduit : un petit point sépare les deux hommes. Surtout, l'étoile de Valls a perdu de sa superbe auprès des sympathisants de gauche : il a glissé au quatrième rang, derrière Bertrand Delanoë, Christine Taubira et Martine Aubry. Dans le baromètre TNS du Figaro magazine à pa

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