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A San Francisco, Hollande cherche du réseau

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Dans la Silicon Valley, le Président tentera d’améliorer l’image de la France, où les investissements étrangers se sont écroulés.

ParGrégoire Biseau
Envoyé spécial à Washington
Publié le 09/02/2014 à 21h36

Dans un voyage officiel, tout est affaire de symboles, chaque déplacement étant millimétré. Pour sa deuxième visite aux Etats-Unis, François Hollande a donc soigné les détails. D'abord, il est attendu, à partir de cet après-midi, pour une visite d'Etat de trois jours. La première d'un dirigeant étranger depuis la réélection d'Obama, et la cinquième seulement depuis son premier mandat. Une façon de choyer l'allié français, qui avait été plutôt malmené, notamment dans le dossier syrien (lire ci-contre).

Surtout, Hollande a choisi, après une escale d’un jour et demi à Washington, de se rendre à San Francisco pour prendre le pouls de la Silicon Valley. Ce sera la première fois depuis trente ans qu’un président français y pose un pied. Il vient déjeuner avec des crèmes du Net américain : les patrons de Google, Facebook, Twitter ou Mozilla. Puis il ira inaugurer, avec le maire de San Francisco, le premier incubateur de PME innovantes françaises désireuses de s’implanter au pays de Steve Jobs.

Il y prononcera un discours à la gloire de l'innovation et du made in France.Le chef de l'Etat emmène dans son avion une partie de son public : une importante délégation de patrons de grandes, mais surtout de très petites entreprises : Blablacar (covoiturage), Kisskissbankbank (crowdfunding), 1 000 mercis (publicité)… Sympathiques mais lilliputiennes à l'échelle des ogres américains, elles sont censées porter à la boutonnière la créativité du Net français. Une différence de ta

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