Captiver un public sur la propreté et la police municipale n’est déjà pas facile. Quand ce public n’a d’yeux que pour son Dieu assis en face de la tribune, c’est mission impossible. Fallait-il inviter Nicolas Sarkozy au premier grand meeting de campagne de Nathalie Kosciusko-Morizet au gymnase Japy lundi ?
A 16 heures, compte tenu de la fébrilité qui s'était emparée des tweetos de droite, ce semblait une bonne idée. A 19h55, on pouvait en douter, à voir Marielle de Sarnez, personnage clé de l'union UMP-UDI-Modem s'interrompre en plein discours devant la chaise laissée vide par NKM : «Nathalie va revenir, je sens qu'il se passe quelque chose, elle va revenir...» La fin de son propos s'est perdue dans une clameur oubliée depuis deux ans, avec des drapeaux français agités en tous sens : «Nicolas, Nicolas !»
Après avoir poireauté un quart d'heure dans sa voiture, moteur allumé devant le gymnase - bel acte d'humilité pour un homme si désiré, «le Président» s'est mis à fendre la foule comme au temps de Villepinte. Cinq minutes d'ovation debout, comme si le public n'était là que pour lui. Même Marielle de Sarnez, qui a voté Hollande à la dernière présidentielle, a applaudi. Les plus chanceux ont touché le héros, rasé de près, ce qui n' a pas échappé à Maryse, militante en T-shirt de campagne NKM : «Il a dit que quand il se raserait, ce serait un signe. Il repenserait à se présenter».
Flagrant délit de mensonge
Ce n'est pas ce que dit Nicolas Sarkozy, venu non pas en voisin dans ce loi




