«Nous avons choisi, et vous le savez bien, une thérapie douce sur les 35 heures, qui était les heures supplémentaires défiscalisées, pour que les Français travaillent plus et qu’ils soient gagnants. Et finalement, aujourd’hui, ils travaillent en moyenne 39 heures…»
Valérie Pécresse, secerétaire générale déléguée de l'UMP, dimanche 9 février sur BFM TV.
INTOX. C'est une épine tenace dans le pied de la droite : si critique envers les 35 heures, pourquoi diable n'est-elle pas revenue, entre 2002 et 2012, sur cette réforme du gouvernement Jospin ? Souvent, la réponse qui revient dans les bouches des principaux responsables de l'UMP porte le doux nom de «loi Tepa», pour «travail, emploi et pouvoir d'achat», dont la mesure phare était de défiscaliser les heures supplémentaires. C'est encore cet argument qu'a avancé dimanche, sur BFM TV, l'ancienne ministre du Budget Valérie Pécresse : «Nous avons choisi, et vous le savez bien, une thérapie douce sur les 35 heures, qui était les heures supplémentaires défiscalisées, pour que les Français travaillent plus et qu'ils soient gagnants. Et finalement, aujourd'hui, ils travaillent en moyenne 39 heures…»
DESINTOX. A défaut d'avoir squeezzé les 35 heures, c'est un tour de magie dont l'UMP aime bien se vanter : l'ex-majorité assure avoir réussi à ramener les Français à 39 heures de temps de travail hebdomadaire - en augmentant qui plus est leur pouvoir d'achat - via la défiscalisation et l'exonération des heures sup. Un beau tableau… qui ne tient pas vraiment la route.
Car contrairement à ce que Valérie Pécresse laisse entendre, il n’a pas fallu attendre cette mesure pour que le temps de travail dépasse les 35 heures. En 2003, soit juste après la




