Sur le plan politique, François Hollande a perdu la partie. Il lui reste une carte et une seule pour remonter la pente, la carte économique, c’est-à-dire le «pacte de responsabilité». Cette carte peut-elle se transformer en atout ? Cela passe par plusieurs conditions dont on ne sait pas encore si elles pourront être réunies.
Sur le terrain politique, les choses sont claires, cruellement claires. Le Président n'a plus de majorité et on ne voit pas comment il pourrait la reconquérir. Sa popularité a volé en éclats. Jour après jour, les sondages se succèdent et infligent le même diagnostic : aucun président de la Ve République n'a jamais suscité autant de défiance.
A droite et à l’extrême droite, il est totalement ostracisé, comme aucun de ses prédécesseurs ne le fut par ses adversaires.
Sur sa gauche, Jean-Luc Mélenchon le combat plus violemment que jamais ne le fit Georges Marchais au pire de ses relations avec François Mitterrand.
Les Verts n’appartiennent à la majorité que les jours pairs. L’aile gauche du Parti socialiste entre en dissidence quotidienne. François Hollande est devenu le président le plus minoritaire de l’Histoire. Les élections toutes proches ne peuvent que le confirmer. Le Parti socialiste va perdre inéluctablement plusieurs dizaines de villes aux élections municipales.
La percée attendue du Front national imposera certes des triangulaires qui pénaliseront la droite et les socialistes espèrent encore que les grandes villes leur permettront de sauver




