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Hollande en Amérique : diplo, boulot, solo

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Trois jours de déplacement sans «first girlfriend», entre gala à la Maison Blanche, imbroglio avec le Medef et affabilité face aux géants du Net.

Barack Obama et François Hollande, mardi 11 février à Washington. (Brendan Smialowski. AFP)
ParGrégoire Biseau
Envoyé spécial aux Etats-Unis
Lorraine Millot
Correspondante à Washington
Publié le 13/02/2014 à 21h16

Hollande en Amérique, ou trois jours d'une visite d'Etat riche en rebondissements. Vue de France, la mise en scène de l'amitié franco-américaine a été parasitée par les atermoiements de Pierre Gattaz. Outre-Atlantique, les médias se sont focalisés sur l'absence de la first girlfriend et le lustre du dîner de gala. Un grand honneur bizarrement mâtiné de pas mal de pieds de nez.

Lundi, 16 heures A bord d'Air Force One

François Hollande s'installe avec Obama dans un petit salon privé, à l'avant de l'avion. Il est 16 heures aux Etats-Unis et c'est leur première entrevue depuis le G20 de Saint-Pétersbourg, en septembre. Une interprète est là. Si Hollande comprend très bien l'anglais, il le parle peu. Après quelques minutes de vol, les deux sherpas (Paul Jean-Ortiz et Susan Rice) rejoignent les présidents. La conversation tourne autour de la situation économique des deux pays : croissance, compétitivité… et gaz de schiste. Le bilan qu'en fait Barack Obama est très positif. «Non seulement il n'a pas fait mention de problèmes écologiques, mais il a assuré qu'il en avait pour cent ans de réserve et que c'était aujourd'hui un élément important de la compétitivité américaine», raconte un membre de la délégation française. Le lendemain, devant plusieurs grands patrons américains, Hollande laissera entendre qu'il n'est pas hostile à l'idée «d'envisager d'autres techniques que la fracturation hydraulique», quand celles-ci exis

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