Jusqu'où ? Jusqu'à quand ? «Quand on voit la multiplication des reculades écologistes du pouvoir, quand on suit à ce point une telle pente suicidaire contre l'intérêt général et l'infériorisation pathétique du ministre en "charge" du dossier, on peut se demander à quel point la présence d'EE-LV dans ce gouvernement n'est pas contre-productive», souffle, acide, Corinne Lepage, ex-ministre de l'environnement. Autre «ex», Yves Cochet l'avoue : «On multiplie les déceptions face à un gouvernement qui ne pense que croissance, marché, technologie et entreprise et prend de plus en plus un tour libéral-productiviste.» Et louvoie, «lance des ballons d'essai» sur les sujets qui fâchent, ajoute un élu vert. Pour revenir sur ses promesses de dénucléarisation progressive. Pour assouplir l'interdiction d'exploration et d'exploitation des gaz de schiste. Pour geler toute avancée sur la fiscalité écologique (gazole, écotaxe). Tout en campant, rigide, sur un projet d'aéroport inutile et daté. Ou en autorisant, vingt ans après leur interdiction, l'extension des élevages porcins sur simple déclaration administrative…
«Du lest». Question : ce gouvernement s'avère-t-il encore moins «développement durable» que le précédent ? «Ce paradoxe mérite d'être regardé, note Pierre Radanne, ex-patron de l'Ademe. Dans développement durable, il y a trois piliers : l'environnement, l'économique et le social. Quand l'économie allait bi




