L’Assemblée nationale a autorisé mardi la prolongation au-delà de quatre mois de l’opération militaire française en Centrafrique. Les députés se sont prononcés par 428 voix pour, 14 contre et 21 abstentions, l’ensemble des groupes ayant décidé de voter la prolongation, à l’issue d’un débat parfois tendu.
La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba-Panza «se réjouit que le peuple français accepte de voler au secours du peuple centrafricain», a annoncé son porte-parole après le vote. «La présidente exprime son sentiment de gratitude vis-à-vis de la France et de François Hollande au vu des efforts déployés pour sortir la Centrafrique de la situation difficile dans laquelle elle se trouve», a ajouté le porte parole de la présidence, Clément-Anicet Guiyama-Massogo.
Jean-Marc Ayrault a admis mardi lors du débat au Parlement sur la Centrafrique que les «difficultés» restaient «considérables» dans ce pays, malgré des «réels progrès» depuis l'intervention française. Le Premier ministre a ouvert le débat, suivi d'un vote, sur la prolongation de l'opération Sangaris en Centrafrique.
«Les difficultés sont considérables» en Centrafrique et la France, a assuré Ayrault, qui «ne les sous-estime pas et ne cherche pas à les minimiser». «Nos efforts ont commencé à porter leurs fruits. L'embrasement généralisé qui menaçait a été évité», a cependant salué le chef du gouvernement. Selon lui, «les premiers prog