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Reportage

Dunkerque tient-il encore à Delebarre ?

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De plus en plus contesté, le sénateur-maire socialiste candidat à un cinquième mandat se montre confiant.

Michel Delebarre, maire socialiste de la ville de Dunkerque et candidat à un cinquième mandat. (Photo Olivier Touron pour Libération)
ParHaydée Sabéran
Envoyée spéciale à Dunkerque
Publié le 26/02/2014 à 21h36, mis à jour le 27/02/2014 à 9h44

Michel Delebarre est-il indéboulonnable ? Avec sa moue boudeuse et sa tête d'éléphant de mer, le maire de Dunkerque est à nouveau candidat à sa succession. Et confiant. Le sénateur-maire socialiste de Dunkerque, qui passe pour le plus grand cumulard de France, avait été élu dès le premier tour aux précédentes municipales avec 57% des voix. Désormais, il est contesté à gauche, mais «il passera. Pas au premier tour cette fois, mais il passera encore», soupire-t-on en ville. Ce serait un cinquième mandat. Il avait dit, en 2001, que son troisième serait le dernier. «J'ai dit ça ? Eh bien il se révèle que ça n'était pas mon dernier.» Il assure qu'il le mènera jusqu'au bout, qu'il ne passera pas la main à mi-mandat à son gendre, Wulfran Despicht, que certains désignent comme le dauphin. Pas Delebarre qui n'est pas un adepte de la «théorie du gendre», ironise la Voix du Nord. Quand on lui demande s'il se présente parce qu'il n'a trouvé personne pour lui succéder, il élude. Dit qu'il a encore «des choses à faire pour cette ville». Lutter contre un chômage à 13,4%, continuer la «transformation urbaine» et la «défense économique» de la ville, «densifier» le centre-ville qui s'étiole…

Fenêtres. Cette fois, la contestation s'agite pourtant. D'abord sur le projet d'«Arena», une salle de sport de 11 000 places construite par Vinci et payée par un partenariat public-privé. La commun

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