«Je suis comme un ministre, ici.»
Arnaud Dore, 67 ans, quarante-neuf ans de mandat municipal dont vingt-neuf en qualité de maire
«fait tout ici»,
c’est-à-dire à Cazaux-Layrisse, 70 habitants à 600 mètres d’altitude dans les Pyrénées. En cas d’inondation, il monte à 1 300 mètres déboucher les captages d’eau. Sinon son travail consiste, au moins deux jours par semaine, à
«remplir des papiers et encore des papiers»
pour financer les travaux d’enrochement de la Pique.
«Je
remplis même des dossiers de retraite.»
Ardoise. Etre maire à Cazaux-Layrisse (deux églises, deux cimetières et quelques toits d'ardoise) c'est visiter son monde à l'apéritif «pour voir ce qui va pas» et connaître chacun. C'est aussi entretenir les meilleures relations avec l'équipement, «qui sont très bien, très efficaces». Avec le président du conseil général «que je remercie pour l'aide financière apportée à la commune» ou avec la perceptrice du canton «si précieuse par ses conseils».
Le sous-préfet de Saint-Gaudens a droit à un traitement particulier : «Je tiens à mettre l'accent sur la disponibilité, la compétence et le suivi des dossiers de monsieur Bahut», dont il attend «une subvention pour le plan communal de sauvegarde»… Etre le premier relais des pouvoirs et des administrations, c'est être un soutier de la République. «Allez, conclut-il, fini la distribution de médailles. Ah non




