Dans l'affaire Buisson, Nicolas Sarkozy semble appartenir - pour une fois - au camp des victimes. «Celui qui est trompé, c'est celui qui est écouté, le président de la République», a asséné hier matin l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui tient au distinguo entre Buisson, l'auteur des enregistrements, et Nicolas Sarkozy, l'homme trompé. Un refrain entonné par la sarkozie : s'insurger de l'affront qui a été fait à l'ex-chef de l'Etat et marteler son statut de victime. Dans son entourage, on fait observer que «sans rien renier» du passé, l'ancien président avait pris ses distances. Buisson n'aurait «participé à aucune réunion» depuis mai 2012. Et Sarkozy n'a guère apprécié que Buisson tente de saboter, l'an dernier, la candidature de Nathalie Kosciusko-Morizet à Paris.
«Exorbitant». Il n'empêche, cette affaire est une nouvelle illustration des choix douteux de Nicolas Sarkozy pour s'entourer. Patrick Buisson, Claude Guéant, François Pérol : trois pièces maîtresses de la sarkozie à l'Elysée, aujourd'hui au cœur d'affaires judiciaires qui portent déjà leurs noms. Le premier, artisan de la victoire de 2007, conseillait Sarkozy sur le plan de l'opinion et du positionnement politique, il est désormais au centre de l'affaire des sondages de l'Elysée, pour avoir bénéficié entre 2007 et 2012 de contrats d'un total de plusieurs millions d'euros attribués sans appel d'offres. La facture présentée par Buisson a




