«Aujourd'hui avec ce système médiatique, c'est difficile de promouvoir une communication politique positive.» C'est Najat Vallaud Belkacem, la porte-parole du gouvernement, qui parle. Nous sommes en petit comité, à l'occasion d'un déjeuner devant quelques journalistes politiques. «La course à l'immédiateté et au sensationnel dans le traitement de l'info pousse à privilégier ce qui fait aspérité plutôt que ce qui se passe bien», poursuit-elle. Et de citer les récentes annonces du gouvernement en matière de dépendance, qui seraient tombées dans un trou noir médiatique.
Ce genre de lamento est un grand classique des relations d'amour-haine entre la presse (au sens large) et la classe politique. C'est surtout le signe d'un pouvoir souvent aux abois, désavoué par l'opinion, qui subit plus qu'il ne s'impose. On avait entendu les mêmes mots dans la bouche de ministres de Nicolas Sarkozy à la fin de son quinquennat. C'est de bonne guerre, et forcément un peu vain : «Si cela va mal, c'est la faute au thermomètre.» Evidemment. Μais reconnaissons que le thermomètre n'est pas exempt de toute critique. Il monte très haut, très vite en température, quand le train a 15 minutes de retard. C'est sa raison d'être
Unes et lacunes
La journée d'aujourd'hui est un exemple à méditer pour tout apprenti en communication politique. Hier soir, trois syndicats réformistes sont tombés d'accord




