Les méchancetés lâchées par ses collègues sont à la hauteur de sa prestigieuse carrière… en partie faite sous la droite. Gilbert Azibert, 67 ans, a été, entre autres, chef des prisons françaises, responsable de la formation des futurs magistrats et secrétaire général du ministère de la Justice auprès de Rachida Dati. «Il était alors incontestablement un ministre bis», estime l'avocat Jean-Paul Lévy. Il est aujourd'hui premier avocat général à la Cour de cassation, un poste prestigieux (et bien rémunéré) communément appelé «cimetière des éléphants».
«Domination». Sur ce fan d'opéra et de tauromachie, nous apprend le Who's Who, les avis sont tranchés : les avocats le respectent, quand beaucoup de ses pairs convoquent une franche antipathie : «Il est volontiers viril, parfois violent dans sa manière d'exercer son pouvoir.» «Un homme d'influence [il exercerait de hautes fonctions dans la franc-maçonnerie, ndlr] qui exerçait sa domination de manière insidieuse», poursuit un ex-collaborateur, qui parle d'une expérience proche du «harcèlement moral».
De 1999 à 2005, Gilbert Azibert est président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, dont l'un des rôles est de trancher les appels contre les décisions des juges d'instruction. «Il a été assez remarquable, poursuit Me Jean-Paul Lévy. Gilbert Azibert a une connaissance de la procédure pénale que personn




