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Décryptage

Sarkozy-Herzog : des écoutes très discutées

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La méthode des juges enquêtant sur l’avocat de l’ancien président suscite un tollé chez de nombreux pénalistes.

Me Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, le 25 mars 2013 à Paris. (Photo Martin Bureau. AFP)
Publié le 09/03/2014 à 21h36

La décision que la Cour de cassation doit rendre demain prend un relief supplémentaire : la plus haute juridiction doit décider si la saisie des agendas de Nicolas Sarkozy dans le cadre du dossier Bettencourt est justifiée ou non. Un jugement qui intéresse également l'affaire Tapie, dans laquelle les agendas jouent un rôle clé (lire ci-contre). Mais les échanges téléphoniques écoutés de Nicolas Sarkozy avec son avocat Me Thierry Herzog - au départ dans l'enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007 - suscitent un tollé chez de nombreux pénalistes comme en sarkozie.

Pourquoi les avocats se rebiffent-ils ?

Des centaines d'avocats auraient déjà signé une lettre en soutien à Me Herzog qui a été perquisitionné mardi et dont le téléphone a été saisi. Dans ce courrier, Mes Henri Leclerc, Hervé Temime, Eric Dupond-Moretti, Jacqueline Laffont, Pierre Haïk ou encore Christian Saint-Palais s'indignent que la confidentialité protégeant leurs relations avec leurs clients ait été piétinée par les juges. Comme l'a révélé le Monde, vendredi, les enquêteurs qui écoutaient Nicolas Sarkozy ont intercepté une conversation avec son avocat laissant entendre que ce dernier tentait de corrompre Gilbert Azibert, magistrat à la Cour de cassation. En échange d'informations sur la décision que doit rendre la cour dans le dossier Bettencourt, Azibert aurait demandé un poste à Monaco. Une nouvelle enquête a donc été ouverte fin février pour violation du s

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