Les écoutes judiciaires de Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog n’en finissent pas de faire scandale. Après la fronde des avocats, ce week-end, offusqués au nom des droits de la défense que l’un des leurs ait pu être surveillé par la justice, la petite musique du complot politique a rythmé, hier, la journée de la droite.
Pourquoi les avocats interpellent-ils Hollande Taubira ?
Les pouvoirs judiciaires et politiques sont séparés. Mais seul le président de l'Union syndicale des magistrats (USM, indépendant), Christophe Régnard, a rappelé ce principe hier en fin d'après-midi. Le bâtonnier de Paris, Pierre-Olivier Sur, indigné des écoutes dont a fait l'objet Thierry Herzog et les perquisitions qui ont suivi, a écrit hier au Président pour se «placer sous sa haute protection». «Nous sommes indignés et les citoyens sont émus, car la protection de la confidentialité des relations avocats-clients est l'un des fondements de notre démocratie», a expliqué hier Me Sur, contacté par Libération. Sa réaction fait suite à la lettre de soutien à Thierry Herzog, qui a déjà récolté 500 signatures d'avocats. Cette action ne regroupe qu'un faible pourcentage d'avocats, les plus impliqués dans les affaires médiatiques, des 57 000 inscrits au barreau. Interpellée, la garde des Sceaux, Christiane Taubira, a réagi fermement : «Je ne peux pas défendre l'idée d'assurer l'impunité à un citoyen parce qu'il exerce une profession.»
Y a-t-il un complot politique ?
Si Nicolas Sarkozy est retombé dans le trou des affaires à quinze jours du premier tour des munici




