«Quand j'ai été élu à la mairie de Saint-Etienne, la ville n'avait plus aucune marge financière et était menacée d'être mise sous tutelle de l'Etat.» Six ans plus tard, Maurice Vincent, sénateur et maire PS de la préfecture de la Loire candidat à sa réélection, assure «terminer [s]on mandat avec une situation globalement redressée». Dans l'intervalle, il aura bataillé pour assainir les finances d'une commune parmi les plus exposées aux emprunts toxiques souscrits par Michel Thiollière, son prédécesseur UMP-radicaux. Le 3 mars encore, Maurice Vincent annonçait avoir trouvé un accord avec la Deutsche Bank au sujet d'un emprunt toxique contracté en 2008.
Camp. Les efforts du maire de Saint-Etienne pour désendetter sa commune vont-ils se retourner contre lui ? Son challenger, l'UMP Gaël Perdriau, à la tête d'une liste d'union avec l'UDI, en a fait un argument de campagne en sa défaveur. «Plutôt que de valoriser le potentiel et les atouts de Saint-Etienne, Maurice Vincent a focalisé sur les sujets de dénigrement, assure-t-il. Il a fait des emprunts structurés, qu'il appelle toxiques, l'alpha et l'oméga de sa politique. Et n'a parlé que de cela pendant six ans. Cette image de ville noire et surendettée a freiné la venue des investisseurs, des promoteurs et des entreprises sur notre territoire.» En bon petit soldat de l'UMP, Gaël Perdriau attaque également sur l'emploi, la sécurité et la propreté. En réponse,




