Copé dans la tempête. Alors qu'il goûtait un peu de répit grâce à la contre-offensive de la droite sur «le scandale d'Etat» que constituerait la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy, le président de l'UMP a été rattrapé hier par l'affaire Bygmalion, cette société de communication fondée en 2008 par ses plus proches collaborateurs.
Prestations. Le parquet de Paris a ouvert le 5 mars une enquête préliminaire sur des soupçons de prestations surfacturées, notamment à l'UMP, par Event & Cie, filiale de Bygmalion. Réagissant aux accusations portées fin février par le Point, Copé avait dénoncé une opération de «déstabilisation de l'UMP et de son président à quelques semaines d'un scrutin crucial». Concernant ses amis de Bygmalion, il avait certifié qu'il s'agissait de «gens très compétents» dont les prestations fournies «correspondent au prix du marché».
La justice juge opportun de vérifier tout cela. L'enquête a été confiée à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales. Selon le Point, Events & Cie aurait empoché au moins 8 millions d'euros durant la campagne présidentielle de 2012 de l'UMP pour l'organisation des meetings.
«L'enquête n'est pas centrée sur les finances de l'UMP, précise une source judiciaire, elle est plus vaste.» Si les investigations des enquêteurs, qui peuvent durer quelques mois, sont concluantes, elles pourraie




