Un immense parapluie pour passer entre les gouttes de l'affaire dans l'affaire Sarkozy. Hier, c'était défausse à tous les étages du gouvernement - Elysée et Matignon compris - après une semaine calamiteuse où les ennuis judiciaires de la droite sont devenus le boulet politique de la gauche. «Le mot d'ordre général, c'est "c'est pas nous", comme si on jouait à chat, alors qu'on est à la tête de l'Etat. On est pathétiques», balance un ténor socialiste effaré de la «carbonisation» des différents acteurs du dernier feuilleton de la majorité, de Christiane Taubira à Manuel Valls.
Depuis que le Monde a révélé la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy vendredi dernier, le dispositif de crise du gouvernement est introuvable, au grand dam d'élus de terrain sur qui tombe la colère des sympathisants. Drue. «Les gens sont un peu soufflés, ils se demandent comment on a pu perdre ce match-là, soupire le député de la Côte-d'Or, Laurent Grandguillaume. Il faut arrêter de se tirer des balles dans le pied, sinon on aura bientôt plus de balle et plus de pied.» «C'était quand même pas trop compliqué d'organiser une petite réunion vendredi soir pour faire le point sur les dates et les expressions de tout le monde», estime de son côté un pilier de l'Assemblée. A cette question simple, l'exécutif a une réponse sur mesure et en cascade : «Voyez en dessous.»
«Garant». Autour de François Hollande




