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Cahuzac, à vide de pouvoir

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Il y a un an le clinquant ministre du Budget, accusé de «blanchiment de fraude fiscale», démissionnait avec fracas. D’ici à son procès attendu en 2015, il doit vivre avec cette infamie.

Jérôme Cahuzac le 23 juillet 2013 à Paris. (Photo Martin Bureau. AFP)
Publié le 14/03/2014 à 17h06, mis à jour le 16/03/2014 à 17h44

A un de ses amis, un des seuls conservés dans le sérail politique, Jérôme Cahuzac glissait récemment cette terrible confidence : «Je me lève le matin sans savoir ce que je vais faire et je me couche le soir sans avoir rien fait.» Constat implacable. Sans espoir. Plombant pour cet homme dopé à la suractivité, au pouvoir et aux honneurs jusqu'à sa chute. Comment va Jérôme Cahuzac, près d'un an après le cataclysme politique provoqué par ses aveux ? Il va plutôt mal. Et comment pourrait-il en être autrement, répondent les proches, agacés par la question. Depuis mars 2013, tout a dégringolé. Et il s'est résolu, au fil des mois, à ne pas tout sauver. L'ancienne étoile montante du gouvernement est au chômage. Cet hyperactif, habitué à travailler quinze heures par jour, à jongler avec les chiffres, les réunions et les prises de décisions n'avait pas retrouvé d'emploi jusque très récemment, d'après des confidences glanées parmi son cercle d'intimes.

«Il a l’impression d’être radioactif»

Malgré les efforts déployés par un petit groupe d’amis pour lui retrouver une activité, les patrons prêts à prendre le risque d’embaucher un tel patronyme manquent à l’appel. Et s’il réactivait sa boîte toujours en sommeil, Cahuzac Conseil, ce sont les clients qui risqueraient de se faire rares.

Il y a quelques semaines, il a pourtant pensé que le calvaire était enfin fini. «J'ai cru comprendre qu'il avait une piste pour un poste dans le conseil aux entreprises, plutôt basé à l'étranger», confie l'un de ses autres amis pro

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