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Décryptage

Municipales: des quadrangulaires, des quinquangulaires et pourquoi pas des sexangulaires ?

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En 2008, deux communes avaient cinq candidats au second tour. Une hypothèse qui pourrait se reproduire cette année à Fréjus, Bourges, Clermont-Ferrand ou Montreuil.
Affiches électorales à Marseille le 7 mars 2014 en vue des municipales (Photo Bertrand Langlois. AFP)
publié le 14 mars 2014 à 16h32
(mis à jour le 14 mars 2014 à 18h00)

A Bourges, le second tour des municipales s’annonce disputé. Selon un sondage Ipsos publié vendredi, pas moins de quatre listes pourraient recueillir les 10% de suffrages exprimés nécessaires pour y accéder – et une cinquième n’en est pas loin. La préfecture du Cher est donc bien partie pour une «quadrangulaire», voire une «quinquangulaire» (1). Des configurations exotiques, mais déjà observées par le passé.

En 2008, on a ainsi compté quatorze quandrangulaires, dans des villes de plus de 30 000 habitants, comme Clermont-Ferrand, Bastia, Cannes et Saint-Nazaire (les chiffres proviennent de l'excellent site du journaliste Laurent de Boissieu). Plus exotiques encore, Lens (Pas-de-Calais) et Carrières-sur-Seine (Yvelines), se sont offert des quinqangulaires. Dans les deux cas, le second round opposait les cinq mêmes listes que le premier -PCF, PS, UMP et deux «divers gauche» à Lens; PS, PCF, UMP, Modem, «divers centre» et «divers droite» à Carrières-sur-Seine.

Pour ces deux communes, le second tour fut donc une réédition du premier – y compris dans leurs résultats puisque les scores et l'abstention y sont, à peu de choses près, restés les mêmes d'un tour sur l'autre. Des quinquangulaires ont également été observées en 2001 -à