Il a attendu un peu plus de 24 heures. Puis a lancé une contre-offensive… ratée. Hier, l'avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, soupçonné de corruption envers un magistrat de la Cour de cassation pour obtenir une décision favorable dans l'affaire des agendas présidentiels du dossier Bettencourt, a annoncé une plainte pour «violation du secret de l'instruction». En d'autres termes, il ne contre-attaque pas sur le fond du dossier. Mais cherche plutôt à identifier les sources de Mediapart, qui a révélé mardi soir le contenu des écoutes de Nicolas Sarkozy qui ont provoqué l'ouverture d'une information judiciaire pour trafic d'influence.
«Bafoué». D'abord, selon Me Thierry Herzog qui s'exprimait sur Europe 1, «le secret professionnel» qui protège les échanges entre un avocat et son client «a été bafoué». Pourquoi ? Car le 28 janvier, date de la première conversation retranscrite par les policiers, il ne fait qu'avertir son client qu'il est en possession du mémoire du rapporteur de la Cour de cassation dans le dossier Bettencourt. Or, à cette date, rappelle l'avocat, ce document lui a été transmis très officiellement. Il converse donc avec son client dans les règles de l'art. Rappelons que la loi interdit les écoutes avocats-clients, sauf en cas de commission d'une infraction présumée. Thierry Herzog pourra plaider sa cause devant la chambre de l'instruction s'il est mis en examen. Mais il oublie la sui




