Le logiciel 50+1 a «un seul gros défaut» : «Il ne tape pas les portes à notre place», rigole Benjamin Mathéaud, 38 ans. A part ça, «il fait gagner du temps sur l'organisation et la coordination», remarque le candidat PS-EELV à Alès (Gard). Même si un outil informatique ne remplacera jamais «les contacts privilégiés et les débats directs avec les électeurs». Car «ce qui compte, c'est la dynamique humaine».
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Chaque après-midi, avant d'attaquer le porte-à-porte, sa petite équipe de campagne se réunit au local, face à la gare routière d'Alès, pour définir un plan d'attaque. Le coordinateur des actions militantes, Azwaw Djebara, lance le logiciel : «C'est une plate-forme facile d'accès, comme un Gmail, explique-t-il. On ne l'utilise pas de façon optimale, car on est dans une petite ville. Ça nous sert surtout à viser des endroits stratégiques.»
Chasse aux abstentionnistes de son camp
Les 28 bureaux de vote de la ville apparaissent en rouge (prioritaire), orange (moins prioritaire), jaune (non prioritaire, car votant plutôt à droite). L'idée est de faire d'abord la chasse aux abstentionnistes de son camp avant de se lancer à la pêche à de nouveaux électeurs «ou à des gens qui votent à droite depuis quarante ans».




